La prévention des maladies chroniques (Partie 1/2)

Partie 1 : un problème de santé publique

Les maladies chroniques sont multiples : cancers, maladies cardio- vasculaires, articulaires et neurodégénératives, pathologies pulmonaires chroniques, maladies métaboliques (diabète, obésité…), maladies sensorielles (DMLA…). Ces pathologies peuvent même être associées.

 

Le constat

Ces maladies invalidantes nécessitent des soins continus et répétitifs. Elles peuvent altérer fortement la qualité de vie de la personne et de son entourage et perturber le travail quand elles surviennent précocement.

Elles apparaissent avec l’avancée en âge et ont fortement augmenté avec l’allongement de l’espérance de vie depuis plusieurs dizaines d’années. D’autre part, la longévité en « bonne santé » de personnes âgées autonomes n’a pas augmenté depuis plusieurs années, du fait de l’augmentation de ces pathologies.

Pour notre société, leurs coûts directs et indirects ont été estimés à plusieurs milliards par an.

La médecine préventive de ces pathologies pourrait être développée pour en réduire la fréquence, en limiter les conséquences fonctionnelles et en limiter le coût social.

 

Les différents types de prévention

La prévention primaire c’est-à-dire la prévention avant l’apparition de la maladie doit être une priorité. Mais aussi la prévention secondaire de la progression de la pathologie devrait être améliorée. La prévention tertiaire c’est-à-dire la prévention de la rechute après rémission, comme celle des cancers peut être aussi prise en compte.

Les progrès de la médecine (traitements, chirurgies…) ont pu compenser en partie ces fortes augmentations de pathologies. Cependant l’incidence de la plupart des cancers, du diabète… continue de progresser.

 

Les facteurs de risque des maladies chroniques

Ils sont multiples et peuvent s’appliquer à une ou plusieurs pathologies. Ils sont maintenant bien identifiés pour certaines de ces maladies chroniques. Ainsi l’obésité est un facteur de risque pour le diabète de type 2, les maladies articulaires et pour beaucoup de cancers.

Les facteurs environnementaux ont été aussi identifiés comme responsables de certaines de ces pathologies. Nous avons eu malheureusement des expériences comme celle de l’amiante qui a provoqué des fibroses pulmonaires et des cancers pleuraux.

Les particules fines provenant des différentes combustions sont responsables à plus ou moins long terme de l’augmentation de l’incidence de maladies pulmonaires chroniques et des cancers, en passant dans la circulation sanguine.

Les pesticides testés individuellement sur les animaux mais jamais en « cocktails » comme ils sont utilisés en agriculture, sont aussi des facteurs de risques pour beaucoup de pathologies qui se déclarent tardivement. Les populations à risques sont non seulement les personnes âgées mais aussi les femmes enceintes et les enfants qui accumulent ces produits chimiques lors de leur croissance.

Les perturbateurs endocriniens qui augmentent les risques de cancers, de malformations génitales, d’infertilité… sont présents dans certains emballages plastiques. D’autre part certains pesticides ont été montrés comme étant également des perturbateurs endocriniens. Enfin le Distilbène, perturbateur endocrinien utilisé pour prévenir les fausses couches, a augmenté fortement l’incidence de malformations génitales chez les jeunes garçons et jeunes filles sur plusieurs générations.

 

À suivre : 6 mesures à mettre en place

 

Pr. Michel CRÉPIN

Michel-crepin

Ouvrages de Michel Crépin aux Éditions Arnaud Franel :

ID Reflex’ Alimentation et Santé


A propos de l'Auteur :
Professeur d'oncologie à la Faculté de médecine de l'université Paris 13, ancien directeur de laboratoire à l'INSERM, auteur de nombreuses publications et ouvrages, dont Le Cancer pour les Nuls, L'alimentation anticancer, et de l’ID Reflex’ Santé et Alimentation aux Editions Arnaud Franel.

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