Avez-vous rédigé vos directives anticipées ?

Les directives anticipées sont vos volontés écrites concernant les traitements ou les actes médicaux concernant la poursuite, la limitation, l’arrêt ou le refus de traitements et de gestes médicaux, si vous ne pouvez plus vous exprimez suite à un accident grave, à un événement aigu (infarctus, accident vasculaire cérébral, traumatisme…) ou lors de l’aggravation d’une maladie grave.

Il est important d’informer votre médecin et la personne de confiance de leur existence et de l’endroit de conservation. La personne de confiance est une personne de votre choix qui accompagne généralement le patient dans ses démarches de soins. Elle sera consultée en priorité comme témoin de votre volonté pour faire appliquer vos directives. Il peut s’agir de quelqu’un de votre famille, un proche ou votre médecin traitant.

 

La forme

Toute personne majeure a le droit de les écrire mais il n’y a aucune obligation. Vous pouvez les rédiger à n’importe quel moment de votre vie. Elles sont valables sans limite de temps. Vous pouvez les modifier ou les annuler à tout moment par écrit.

Vous pouvez écrire vos directives anticipées à partir d’un formulaire à télécharger : http://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/fichedirectivesanticipe_es_10p_exev2.pdf ou sur un simple papier qu’il faut dater et signer en mentionnant votre nom, prénom, date de naissance et domicile.

Si vous ne pouvez pas les écrire, demandez à quelqu’un de le faire devant vous et devant deux témoins. L’un d’eux doit être votre personne de confiance.

 

Le contenu

Si vous êtes en bonne santé, ces directives peuvent concerner vos souhaits sur ce que vous souhaitez ou pas comme par exemple en cas d’état de coma prolongé, le refus ou le maintien artificiel de votre vie. Vous pouvez également vous exprimer sur les traitements et les actes médicaux dont vous pourriez faire l’objet.

Vous pouvez aborder ce que vous jugez important dans votre vie : vos valeurs, vos convictions, vos préférences. Vous pouvez évoquer ce que vous redoutez, les traitements et techniques médicales que vous ne souhaitez pas, vos attentes et les conditions concernant votre fin de vie notamment le désir ou non de bénéficier d’une sédation profonde et continue associée à un traitement de la douleur.

Vous pouvez en parler avec votre médecin pour avoir de plus amples explications.

 

S’imposent-elles au corps médical ?

En situation d’urgence, le premier geste des professionnels de santé sera de vous réanimer. Mais, si vous avez une maladie grave et incurable, l’équipe médicale ainsi que tout professionnel de santé respectera vos directives anticipées. Il peut arriver que votre situation médicale ne corresponde pas aux circonstances décrites dans vos directives anticipées. Le médecin demandera alors l’avis d’au moins un autre médecin pour que les soins et traitements soient les plus proches possible de vos souhaits. À la demande du patient d’éviter toute souffrance et de ne pas subir d’obstination déraisonnable, la sédation est associée à un traitement contre la douleur et à un arrêt des traitements de maintien en vie.

 

Par Christine Benoit

Photo de Mme Christine Benoit

Ouvrage de Christine Benoit aux éditions Arnaud Franel :
L’expérience patient


A propos de l'Auteur :
Christine Benoit a été directrice d’établissements de santé pendant 25 ans en médecine, chirurgie, obstétrique, soins de suite et EHPAD. Elle est formatrice pour les cadres de santé et au sein des établissements de santé.

Got Something To Say:

Votre adresse eMail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*